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La croissance a été estimée à 3.7 % en 2012, après un ralentissement en 2011 provoqué par de mauvaises performances agricoles. Cette croissance devrait se poursuivre en 2013 et 2014 grâce à des programmes d’infrastructure.

Les nouvelles autorités, issues des élections présidentielles et législatives de 2012, ont pris des mesures en matière de bonne gouvernance qui devraient ameliorer la gestion des ressources publiques.

La transformation structurelle de l’économie demeure lente. Des stratégies sont prévues pour promouvoir de nouveaux produits phares, aptes à diversifier les exportations et les sources de la croissance.

Vue d’ensemble

Une reprise a été notée en 2012 avec un taux de croissance estimé à 3.7 %, contre 2.1 % en 2011. La croissance est projetée à 4.3 % en 2013 et 5.1 % en 2014. Ces perspectives reposent sur la mise en œuvre du programme économique et social du gouvernement, avec l’appui de l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE II) 2010-2013 conclu avec le Fonds monétaire international (FMI). Les principaux programmes d’investissement prévus portent sur les infrastructures routières, avec la poursuite des travaux d’une autoroute à péage et de l’aéroport international Blaise-Diagne, ainsi que l’énergie (distribution d’électricité).

La Stratégie nationale de développement économique et social (SNDES) sur la période 2013-2017 a été validée en novembre 2012. Elle comprend trois axes : croissance, productivité et création de richesses ; capital humain et développement durable ; gouvernance, institutions, paix et sécurité. Les orientations des nouvelles autorités en matière de bonne gouvernance devraient conduire à une meilleure gestion des ressources publiques. La mise en œuvre des réformes nécessaires pour réaliser les objectifs en matière de croissance pourrait être facilitée par la forte légitimité de la nouvelle équipe dirigeante, issue des élections présidentielle et législatives du premier semestre 2012.

Toutefois, l’ouverture de l’économie sénégalaise l’expose aux fluctuations des cours mondiaux des produits de base, ainsi qu’à la crise économique en Europe et la crise politique au Mali voisin. Des risques internes existent aussi, liés aux aléas climatiques (inondations) et aux lenteurs prises à la fois par le programme d’infrastructures routières et par les réformes, notamment celle du secteur de l’énergie.

S’agissant de la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, des travaux récents indiquent que sur la période 1980-2009, la migration des travailleurs s’est faite des secteurs primaire et secondaire vers le secteur informel urbain. Mais la transformation reste lente : la majorité de la population, environ 60 % des actifs, dépend toujours de l’agriculture. Le Sénégal n’est pas pour le moment un pays à vocation minière, même s’il dispose d’un potentiel avec le phosphate et l’or. Les activités extractives ont représenté moins de 1.5 % du PIB en moyenne annuelle sur la période 2002-11. Les réformes pour améliorer l’environnement des affaires et la qualité des ressources humaines restent donc déterminantes

Tableau : Indicateurs Macroéconomiques

2011 2012 2013 2014
Taux de croissance du PIB réel 2.1 3.7 4.3 5.1
Taux de croissance du PIB réel par habitant -0.5 1.1 1.7 2.5
Inflation IPC 3.4 2.5 1.6 1.8
Balance budgétaire % PIB -6.6 -7 -7.9 -7.4
Balance courante % PIB -7.7 -8.6 -9.3 -10

2012 : estimations ; 2013 et années suivantes : prévisions